dimanche 20 septembre 2015

multiplions les pains


Ce n'est pas encore la période des cadeaux, pourtant je vous offre un lien. Vous trouverez au bout un tout nouveau blog qui expose mes loisirs créatifs à base de vitres tactiles ou autres cartes-mères.
J'y expliquerai comment je m'y prends pour massacrer les appareils que vous me confiez à réparer "parce que les informaticiens ça sait se débrouiller avec ces trucs là"... ou parce que j'ai été assez inconscient pour dire que "mais oui ça se répare les doigts dans le nez et les mains attachées dans le dos ton écran en miettes !".

Comme ce n'est pas encore aujourd'hui que vous me surprendrez à me prendre au sérieux (oui tout ceci n'est encore qu'une vaste blague), j'ai intitulé ça "crottes de geek" !


http://crottesdegeek.blogspot.fr/



                Enjoy !



jeudi 10 septembre 2015

le chant des possibles



Voilà comment ça aurait pu se passer. Je sais bien que tout ceci n’est qu’un exercice, que tu es trop loin de moi pour même rêver que ça se produise un jour, mais puisque tu me demandais comment j’imagine notre première rencontre, j’ai trompé mon attente de toi en faisant le récit de cette journée. Peut-être mon histoire correspondra-t-elle à ton rêve ?


Quelle idée d’ailleurs de m’avoir avoué toute à l’heure passer tes nuits à nous voir ensemble ! Comment veux-tu que je fasse preuve de sage patience quand tu me nargues de tes élans ? Mais assez perdu de temps avec mes états d’âme, il faut que je t’expose mon programme.



Les toutes premières minutes sont capitales dit-on. Cette première impression : saisir une silhouette, en préciser les contours, reconnaître les détails donnés par sms ou mail juste avant le départ pour s’identifier. On n’a pas voulu s’échanger de photo, garder ce mystère. Depuis le temps que l’on joue à se découvrir à distance, on sait bien qu’un regard suffira. Un jour tu as craqué. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais plus au détour de quelle conversation, tu m’as envoyé ton portrait. Je ne sais pas qui l’a fait, peut-être m’avoueras-tu que c’était l’homme d’avant, mais ton expression douce et déterminée m’a laisse bouche bée… C’est amusant comme on peut se faire de fausses idées… Et surtout comme la réalité peut être cent fois plus agréable que toutes nos constructions mentales ! Je bouillonne donc d’un mélange de surprise et de curiosité renforcée ! Maintenant je te connais alors que tu ne m’as jamais vu, mais est-ce réellement important ? Je vais venir vers toi avec l’assurance du prédateur et soudain j’ai peur que ça se passe trop vite, que tu prennes peur à ton tour. Mais je vais déjà trop loin dans mon récit, tu n’es pas encore arrivée.



Ah tiens, l’écran de la gare me dit que ton train sera à l’heure. Il me reste à peine quelques minutes pour calmer mon estomac et mon coeur qui semblent avoir décidé de me refaire les cascades des Mad Max pour l’occasion. Car oui, j’ai le trac avant d’entrer en scène. Je vais bientôt me trouver mal si ça continue. Sur ce quai de gare, j’ai à nouveau 15 ans et j’attends mon premier rendez-vous !



J’imagine que tu es dans le même état ce qui me rassure un peu. Pourtant tu finiras pas m’expliquer que tu te sens au contraire très sereine car il n’y a pas d’autre enjeu à cette rencontre que de confirmer le plaisir de faire connaissance « en vrai ». Je devinerai bien par la suite que tu t’inquiètes tout de même de me plaire mais tu seras vite rassurée sur ce point.


y aller ou pas...

Envie d’écrire, envie de dessiner aussi, mais pourquoi est-ce si difficile ?
Je sens que c’est là, que j’ai besoin de ça, mais je n’arrive pas à franchir le cap. Besoin du résultat mais c’est la réalisation qui me bloque. Fabriquer les mots ou les images prend du temps et de l’énergie que j’ai l’impression de ne pas avoir en quantité suffisante. D’ailleurs cette impression là je l’ai depuis longtemps. Au point de m’être longtemps contenté de mots et d’images toutes faites, produits par d’autres, immédiatement disponibles… à moindre coût donc.
Mais aujourd’hui, ils ne me satisfont plus. Ne reflètent pas assez ma pensée. Il est donc temps et nécessaire de passer à mes propres travaux.  J’ai parfois goûté ces pratiques, du bout de l’orteil, comme on teste l’eau avant de poser sa serviette, mais il y a dans la photographie un côté trop instantané qui ne colle plus avec mon besoin de cheminement, de gestation. Et si ma pratique plutôt ancienne induit une expérience certaine dans cet art, sa technique m’a toujours plutôt rebuté et je n’y ai donc pas l’expertise qui me permettrait de parvenir aux résultats que je cherche. Il me faut déblayer l’établi, dépoussiérer les outils et réapprendre les gestes, les coups de patte, les petits trucs… Et réapprendre également ce temps de l’artisanat, celui qui dit qu’il faudra veiller tard parfois pour que se produise la précieuse alchimie.
Ce n’est pas gagné, loin de là, il faudra des heures penché dans la lumière faible de nuits trop courtes à fatiguer les yeux, les doigts et l’esprit pour peut-être atteindre un résultat correct sinon satisfaisant.
Est-ce que cela commence maintenant ? Je ne sais pas. J’aimerais mais j’avoue une certaine réticence aux déclarations péremptoires, de celles qui affirment qu’ici s’arrête l’avant. Comment savoir sans avoir éprouvé le pendant ? Alors essayons de mettre la machine en route et nous verrons bien !

Sur un balcon, le 9 août, à 0h56…

mercredi 9 septembre 2015

des news, ça arrive parfois !


J'ai été peu productif en ligne ces derniers mois. Beaucoup de mots sont restés dans ma tête, dans les brouillons ici ou dans mon petit carnet noir. Parfois pas prêt à les laisser partir ou briller en public, parfois pas satisfait du résultat, je laisse mûrir... Le temps, toujours le temps !!! Mais ça viendra.

Avant de vous faire un bref compte-rendu du Hellfest 2015 (il n'est jamais trop tard), j'ai une courte déclaration d'intention et un long texte à partager avec vous, une nouvelle presque.

Grande surprise pour ce dernier : non seulement il s'agit d'une fiction, ce qui est déjà une première pour moi, mais en plus elle parle d'amour ! Complètement inattendu !..

Une histoire de rencontre, de découverte... mais je vous laisse la surprise.


Bref, c'est la rentrée.


jeudi 18 juin 2015

le Hellfest

Toute à l'heure je me rapproche du pays du Muscadet et de Clisson.

En route pour un nouveau Hellfest... au cas où ce nom ne vous dirait rien, ce qui est tout à fait concevable, c'est le plus grand festival de musiques extrêmes d'Europe. De bon gros rock quoi, mais plus !

3 jours de défoulement musical avec 100 000 autres barjots et j'espère de découvertes intéressantes.

Je n'ai pas l'habitude de faire des promesses mais avec un peu de chance, je reviendrai ici vous en parler un peu.

Stay tuned...

samedi 6 juin 2015

encore un 6 juin.

Peu d'activité ici ces dernières semaines mais je ne vous oublie pas pour autant !

Il y a des articles en préparation, je les mûris doucement, mais vous avez pris l'habitude maintenant de mes publications sporadiques...
Vous savez également l'importance que revêt pour moi cette date du 6 juin (et sinon c'est l'occasion de le découvrir !) alors je ne pouvais pas manquer le rendez-vous.


Il y a 71 ans donc, la formidable entreprise de libération débutait sur les plages de Normandie, essayons de ne pas l'oublier.

Robert Capa sur www.dday-overlord.com

jeudi 16 avril 2015

l'étrange expérience


J'ai voyagé la nuit dernière.


Non bien-sûr je n'ai pas brûlé d'essence, bordé de voile ou fissionné d'uranium enrichi. Tout s'est passé pendant que je tentais de surprendre mon sommeil. Parce que si je ne le capture pas au lasso celui-là, il me file généralement entre les doigts.

Je ne sais pas comment c'est venu. Je crois que je pensais à la mémoire et à la force des souvenirs. Je crois que c'était ça. Mais comme c'était dans cette demi-conscience qui nous libère juste avant de sombrer dans les limbes, je confonds peut-être la cause et la conséquence. Possible que les divagations de mon esprit aient généré cette impression, que la résurgence des souvenirs m'ait fait croire que je pensais à la mémoire alors que c'est elle qui s'est invitée toute seule et m'a apporté la preuve de sa puissance. Enfin bref.

Voilà, je vous ai dit qu'il n'y a pas de comment. Ne me demandez pas non plus pourquoi !

En fait d'expérience, j'ai revisité la maison de ma grand-mère dans le Lot et Garonne.

Ma grand-mère, ça va faire 8 ans qu'elle est morte. Et je crois bien ne pas être entré dans sa maison depuis pas loin de 20 ans. Évidemment ça ne risque plus d'arriver. L'ancien relais des Postes du début du 18ème siècle a été vendu il y a bien longtemps, quand il a fallu installer Mireille dans une maison qui prendrait soin d'elle. Un rapide coup d'oeil dans Street View cet après-midi m'a appris que les nouveaux propriétaires ont bien peu respecté l'âme du lieu (dingue cette capacité qu'ont les humains à être médiocres).

J'allais m'endormir sans trop d'encombres pour une fois donc, lorsque mon cerveau a décidé de me téléporter dans cette maison de Tonneins. Avec une précision chirurgicale !

Exactement à l'étage, dans le petit couloir derrière le rideau, qui menait vers la salle de bain et à la petite chambre où j'avais mes quartiers habituellement. Le "petit vestibule", tel que la maîtresse des lieux le nommait. J'ai d'ailleurs gardé du mot vestibule l'image d'un lieu de passage un peu intime et fermé par des rideaux, là où mes cours d'histoire de l'architecture ont plus tard parlé d'entrées plutôt monumentales !
Je n'étais pas juste devant une image estompée par les années mais bien en situation, DANS le lieu, tous sens en éveil. C'était l'expérience du réel. Je pouvais sentir la moquette sous mes pieds, entendre craquer le plancher et les murs, exactement comme lorsque j'y passais enfant. Et surtout, surtout, je sentais le parfum du bouquet de lavande posé sur la petite commode à gauche de la porte en entrant, ainsi que l'eau de Cologne dont il y avait toujours un flacon là.
Tout y était, dans un réalisme qui me laisse encore bien pensif.