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lundi 30 mars 2015

point de vue, images d'un monde

la France profonde et Georges Rousse


Quand tu cherches avec les mots-clés "France profonde" sur Flickr, tu peux tomber sur une de mes photos. Je ne te dis pas laquelle parce qu'en vrai je ne l'ai pas trouvée non plus ! Mais sache que c'est ce que me disent les statistiques de ma galerie.

Au delà de ça, qui est déjà une assez grande chose à mes yeux, j'ai remarqué que les résultats de cette recherche renvoient un certain nombre de références à l'oeuvre de Georges Rousse. N'y allons pas par quatre chemins : même si c'est le résultat "aléatoire" d'un algorithme exécuté sans intention par un logiciel, je suis très très flatté d'apparaître aux côtés d'un artiste dont j'adore le travail !


the right perspective



Si vous ne le connaissez pas, Georges Rousse est un photographe et plasticien, expert des anamorphoses de grandes dimensions. Il a pris l'habitude d'intervenir dans des lieux abandonnés avec des installations impressionnantes de précision.


This room is not photoshopped - Art on a three dimensional canvas by George Rousse, France
Aucune manipulation numérique des photos, c'est uniquement le talent et la science du monsieur qui permettent ces résultats à couper le souffle.



lundi 24 février 2014

architecture d'aujourd'hui




La cité universitaire A Docks du Havre, faite de containers recyclés. Déambulations nocturno-portuaires un soir de février...

mardi 31 juillet 2012

la carte postale chiante



Lorsque j'ai fait cette photo, j'ai immédiatement pensé à Martin Parr et son travail sur la notion d'ennui. Tout dans cette vue me semble parfaitement ennuyeux. Bien-sûr j'en ai un peu rajouté en vieillissant les couleurs, faut croire que l'aspect vintage est forcément synonyme de chiant !.. Mais l'image portait déjà une bonne dose d'ennui avant.

On devine vaguement une église sur la gauche. On peut admirer une insignifiante bicoque d'inspiration rustico-délabrée en bas à droite, de bien fades falaises au fond et ce superbe pont ferroviaire qui traverse le paysage... le tout subtilement encadré par le feuillage du premier plan. Il ne manquerait qu'un couple en débardeur et sandales pique-niquant dans le secteur pour que le tableau soit complet !
Mais on peut aussi trouver quelques qualités à ce paysage. On devine aux ombres un peu dures qu'il faisait certainement beau au moment de la photo (34° paraît-il). Du coup la présence de l'eau au centre apporte la fraîcheur nécessaire pour affronter tout ce soleil. Et puis les falaises ne sont pas si niaises quand on y réfléchit. Peu d'endroits en France proposent de tels à-pic loin du littoral, ce qui rendrait la vue presque spectaculaire. Il y a le viaduc aussi qui n'est pas totalement insignifiant. Plusieurs fois détruit par les guerres, il a prouvé l'importance stratégique de ses 300m. Il ajoute également une présence "industrielle" dans l'image, comme pour nous rappeler qu'ici c'est la civilisation. Que toute cette verdure n'est qu'un leurre et qu'il y a bien d'autres traces de la présence humaine autour, hors cadre.
J'aurais pu faire 2 pas à gauche et dévoiler les usines cachées par les arbres, ou 3 pas à droite et me casser la figure, pardon dévoiler la présence de la petite ville au pied des escarpements. Bref j'aurais pu vous montrer tout autre chose, mais ce n'était pas mon envie.

L'occasion de rappeler qu'il n'y a qu'un objectif dans une photo : celui de l'appareil qui a servi à la prendre. Tout le reste n'est qu'intention et interprétation.



samedi 21 juillet 2012

le Voyage à Nantes

Vous manquez d'idées pour sortir cet été cet automne pendant la mousson ?

Chaussez votre voiture la plus confortable, ou sautez dans vos patins à roulettes, et foncez à vitesse réglementaire vers la Loire-Atlantique. Un voyage à Nantes pour découvrir l'évènement artistico-poético-déjanté de l'année : Le Voyage à Nantes. Oui c'est son nom, j'ai été vachement fort pour te l'amener hein ?


le van du VAN
le van du VAN

En seulement 48h sur place je n'ai bien-sûr pas eu le temps de tout voir, encore moins de participer à toutes les activités proposées, tant le programme est dense. De l'architecture, de la musique, du design, du cinéma et j'en passe... plusieurs dizaines d'animations à découvrir jusqu'au 19 août prochain dans la ville, voire jusqu'à 2 bonnes heures de route pour certaines, dans le cadre du parcours associé Estuaire 2012 ("Mort en été" de Claude Lévêque à l'abbaye de Fontevraud).

Entre une ascension du Mont Royal(e) sur la place du même nom, la découverte du paysage urbain depuis Superama au quai de la Fosse ou Le Nid au dernier étage de la Tour Bretagne, une partie endiablée de Nimby Ball au Lieu Unique ou de Banaball à l'école d'architecture, difficile de s'ennuyer ! Et après vous penserez à vous arrêter à Crêpetown manger un morceau en écoutant de la musique. N'hésitez pas à parcourir le site officiel du VAN pour avoir un aperçu un peu plus détaillé du programme. Moi les mots me manquent pour décrire l'ensemble.



le gogol(f)
une partie de gogol(f) ?



Je crois qu'il n'y a guère qu'à Nantes qu'on peut voir ça, car c'est peut-être la seule grande ville à posséder à la fois le dynamisme culturel, l'ouverture et la pointe de folie nécessaires pour organiser aussi bien une manifestation d'une telle envergure.

Surtout revenez ici nous donner vos impressions sur votre voyage à Nantes, nous montrer vos photos, nous faire part de votre ressenti des différents lieux visités... bref, partagez quoi !


samedi 12 mai 2012

délocalisation

Voilà, les petites, trop petites vacances de printemps sont finies. Les enfants ont repris le chemin de l'école, les adultes du boulot et j'ai plus de 500 photos à trier... une paille !

Toutefois, je ne ramène pas que des images de ce break. J'en ai profité pour faire ce que j'ai appelé mon pèlerinage express sur les terres qui ont vu grandir mon intérêt pour les architectes fonctionnalistes et les boissons fortement alcoolisées. Une semaine du côté de Montpellier où j'ai donc été étudiant en architecture. C'était il y a bien longtemps et franchement j'ai certainement passé plus de temps à explorer les rues de la ville et ma résistance hépatique... bon. Inutile de préciser que le résultat de mon expérimentation animale a été à la hauteur de mon investissement personnel. Je ne suis pas architecte (j'aurais pourtant été sacrément bon, si !) et j'ai une solide réputation de fêtard... que je n'ai heureusement plus besoin d'entretenir, parce que j'ai un peu passé l'âge de ces conneries quand-même ! J'en entends glousser, mais je redis que je me suis beaucoup calmé...

Bref, tout ça n'était qu'une introduction, une sorte de mise en contexte. Comme je le disais, je reviens avec quelque-chose d'autre que des photos dans mes bagages. Quelque-chose que j'ai du mal à définir. Un sentiment étrange en fait, qui me déstabilise.

 
Lorsque l'on fait la route depuis la Normandie jusqu'au Clapas, en passant par le Massif Central - c'est plus direct, plus joli, moins cher : que des avantages ! Quand on fend la France en deux donc, il y a un endroit précis où l'on se sent franchir comme une frontière entre Nord et Sud. C'est juste après Le Caylar, au bout du plateau du Larzac, et ça s'appelle le Pas de l'Escalette. L'autoroute s'engouffre dans un tunnel et juste à sa sortie, vous entamez une descente vertigineuse vers Lodève. D'un seul coup la lumière change, des odeurs nouvelles commencent à entrer dans la voiture, même l'air semble "différent". 


Et là ça prend sans prévenir : la douce impression de simplement rentrer à la maison.

C'est déstabilisant car j'ai quitté cette région voilà 12 ans, en tirant un trait sur cette vie. Parce que je n'avais plus rien à faire là. Le travail m'appelait ailleurs, mes amis commençaient eux aussi à devoir/vouloir changer d'air et peu de choses me retenaient sur place. Je n'ai pas de famille dans la région, mes enfants sont nés ailleurs et la ville a tellement évolué depuis que je pourrais difficilement y retrouver mes habitudes de l'époque (oui, mon foie me dit merci !). En gros, je n'aurais théoriquement rien à y faire non plus aujourd'hui. Sauf que voilà, laissant le Carré Sainte-Anne derrière moi, je descendais la rue de l'Ancien Courrier vers la Grand Rue Jean Moulin et je sentais cette sérénité qui vient à celui qui se sait chez lui. 



Oui, j'y étais chez moi, assurément.

C'est bien beau mais j'en fais quoi maintenant de ce constat ? Dans un premier temps il a été décidé de revenir plus souvent, que le pèlerinage devienne régulier.

Ensuite.........




les Arceaux - le Peyrou




dimanche 8 avril 2012

... éh bien, pas moi !

Bon, je n'ai pas l'habitude de dire du bien de Rouen... enfin pas de la ville telle qu'elle est, vit et se voit aujourd'hui... certains proches pourront en attester, je la qualifie volontiers de petite bourgeoise coincée et hautaine ou de provinciale qui se prend pour une capitale, mais il y a ici quelques "objets" qui méritent tout de même qu'on passe quelques minutes à les lire...

Tiens par exemple, je m'aperçois que je ne me suis absolument jamais arrêté pour regarder cette église Sainte Jeanne d'Arc dont j'ai pourtant maintes fois fait l'article auprès d'étrangers à la région, des horsains comme on les appelle en Normandie. Alors j'ai trouvé bien pratique cet article : Je suis né là...

Architectures de cartes postales est un blog dont je me délecte régulièrement puisqu'il a l'avantage de cumuler deux de mes principaux centres d'intérêt, architecture et photographie. Mais contrairement à David, je ne suis pas né "là". Mon éveil à l'architecture -alors totalement inconscient, il faut le dire- s'étant produit un peu plus à l'ouest, dans un endroit désormais reconnu par l'Unesco. Néanmoins, je ne peux pas faire preuve de mauvaise foi (qui a dit "pour une fois" ???) et prétendre que le choix de cette église comme point de départ est mauvais. Et grâce à cet article, je la découvre en quelque sorte aujourd'hui. Je scrute les trop petites cartes postales reproduites sur mon écran et à part la spectaculaire toiture, je ne l'avais tout simplement jamais vraiment regardée !

Je propose donc aux locaux de faire un petit arrêt sur image et de répondre à cette question : l'avez-vous déjà vraiment regardée ? Personnellement, je me garderai de tout jugement afin de ne pas influencer votre vision et de laisser construction et images libres de toute interprétation.
Enfin si vous ne connaissez pas la ville et ses monuments, voilà une première approche.